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Martin Letourneur, son équipement sécurité
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Martin Letourneur, son équipement sécurité

Martin Letourneur a connu une belle frayeur en février dernier lors d'une session Sup Foil, Foil Magazine en profite pour présenter son équipement.

Combinaison 3/2mm intégrale Wildsuits de Martin Letourneur

Combinison idéale pour la liberté de mouvement et le maintien au chaud en toutes circonstances. La nouvelle combinaison 3/2mm Wildsuits 2020 est une combinaison en néoprène limestone spécialement adaptée pour les eaux printanières et estivales européennes. Cette combinaison convient parfaitement pour les eaux comprises entre 15°C et 21°C. La nouvelle combinaison 3/2mm Wildsuits est 30% plus chaude et 20% plus stretch que l’ancienne version 3/2mm.

La Wildsuits 3/2mm combine une épaisseur de 3mm sur le buste et le dos. Elle a aussi une épaisseur de 2mm sur le reste du corps. Dans cette nouvelle édition 2020, la combinaison 3/2mm intègre une polaire permettant de tenir davantage chaud durant vos sessions. D’une légèreté et d’un stretch incomparable, cette combinaison est la combinaison indispensable lors de la haute saison.

La nouvelle combinaison 3/2mm Wildsuits 2020

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Bracelet Dial de Martin Letourneur

Bracelet Dial, dispositif Individuel d’Alerte et de Localisation pour la SNSM par Stark. En savoir plus en lisant notre article.

dial

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Gilet d’aide à la flottabilité Wargo Hydra de Décathlon de Martin Letourneur

Le gilet Wargo Hydra 50N de Décathlon est un gilet d’aide à la flottabilité pour la pratique des sports nautiques comme le stand up paddle.

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Leash de hanche Sroka pour Wingfoil, SupFoil, Downwind de Martin Letourneur

Le Leash de hanche est parfait pour toutes les disciplines suivante: Downwind, Wing-Foil, Sup race et Supfoil. Ce Leash de hanche permet diminuer la trainée du leash dans l’eau. Il permet surtout d’avoir les pieds libres pour se déplacer sans s’emmêler les pieds. Vous pouvez aussi l’utiliser en Wingfoil pour rester en contact avec l’aile. Ainsi libérer les mains et être plus à l’aise dans les mouvements de l’aile. Il s’adapte particulièrement sur toutes la gammes Sky rider 5,5 , 6’3 ou 7’8

Leash de hanche pour Wingfoil, SupFoil, Downwind Sroka

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Pour rappel, retour sur le post Facebook de Martin Letourneur du 26 février

Mauvaise expérience aujourd’hui lors d’un Downwind en Sup Foil qui a mal tourné. Pour commencer, avec de grosses conditions de mer et une erreur de navigation j’ai perdu tout mon matos en passant à proximité d’une pointe rocheuse. Ensuite, après une bonne nage je m’en sors indemne mais ça aurait pu mal finir.
Je partais ce matin pour un parcours de downwind court en Sup Foil entre Bandol et Six-Fours avec Jules Langlois et Martin Vitry. Les conditions de mer sont déjà fortes et annoncées forcissantes. Nous sommes tous les trois des pratiquants confirmés de SUP Race et SUP Foil et avons déjà été de nombreuses fois dans des conditions similaires et supérieures. Le vent de 30nds+ avait un bon axe mais la houle générée arrivait de côté (voir 2e photo) donc il n’était pas facile de voler en travers pour effectuer la première partie du parcours et passer au Sud de la Cride. Jules est rapidement parti en tête, puis je l’ai suivi à une centaine de mètre et Martin était derrière moi à une centaine de mètres également. Au moment de passer à proximité de la Cride, je me dis ne voyant pas trop de vagues déferler que ça doit passer facilement entre la balise et la côte. Enfin, j’y étais passé sans encombre hier et avant-hier et ça m’arrangeait bien car ça m’évitait de faire un détour pour la contourner.

A ce moment là je vais aux environs de 20km/h

Je me concentre pour passer rapidement en surfant sur la houle qui se forme avec les hauts-fonds. A ce moment là je vois un mur blanc qui déferle 10m derrière moi. Je pompe au maximum pour essayer d’arriver au dessus d’un trou d’eau afin d’être safe mais elle me rattrape. Je saute en envoyant ma planche et le foil devant juste avant que la mousse ne m’éjecte d’elle-même pour ne pas subir la chute. Dès que la vague me prend le leash se décroche. Je suis toujours sous l’eau avec ma pagaie en main et à ce moment là je me dis que ça va être chiant de récupérer ma planche. Les remous et le courant sont forts, je reste bloqué sous l’eau et décide de lâcher ma pagaie qui se prend dans les remous et me gêne pour remonter à la surface.

Au bout de quelques brasses je parviens à retrouver la surface et je n’ai plus de matériel. Je vois un second mur blanc s’abattre sur moi 2 secondes plus tard et c’est à ce moment précis que je réalise vraiment la dangerosité de la situation : c’est pas une simulation, j’ai peur et je n’ai pas le droit à l’erreur. Puis, je décide de ne SURTOUT PAS céder à la panique. Je sais qu’avec des conditions de mer comme ça il y n’y a presque aucune chance que Martin Vitry ne m’ait vu chuter. Enfin, je sais que je ne peux que compter sur moi pour m’en sortir.

La seconde vague

Cette seconde vague ne me garde pas longtemps sous l’eau, dès que je remonte à la surface j’observe ce qu’il y a autour de moi. Les vagues se fracassent contre des rochers aiguisés, je balaie l’hypothèse de m’en rapprocher et j’essaie de repérer une zone sans déferlement. Je commence à nager une brasse lente et régulière avec pour objectif de ne pas paniquer, de bien observer les mouvements d’eau pour ne pas boire la tasse. Je repère l’accès à la mer d’une maison avec des escaliers au nord de la pointe. C’est pas super proche mais j’espère y trouver une sortie de l’eau abrité.

En me rapprochant, je vois que ça le fait pas. Mais il y a une crique un peu plus loin dans laquelle les vagues s’écrasent . J’estime alors que c’est ce qu’il y a de mieux et je m’en rapproche. Je nage déjà depuis une quinzaine de minutes pour à peine 300m. L’arrivée dans la crique au milieu des rochers est compliquée entre l’eau qui se retire sous les pieds. Les vagues qui déferlent à moitié. Avec le courant je ne parviens pas à atteindre l’endroit visé. Je finis au niveau d’un bloc de rocher. Je vois qu’il n’y a pas de grosse vague à ce moment là et je parviens à mettre pied sur le rocher et m’extirper de l’eau. Pour terminer , le bloc de rocher est relié à la falaise et me permet de me mettre à l’abri. Je suis tiré d’affaire.

A ce moment là je retrouve deux promeneurs qui me prêtent un téléphone pour joindre quelqu’un. Ensuite, j’appelle d’abord ma mère car c’est l’un de seuls numéros de téléphone que je connais. Le but est qu’elle puisse prévenir Nathalie Langlois que je ne suis pas arrivé à Six-Fours. Après que Jules et Martin ne doivent pas s’inquiéter ni appeler le CROSS. J’appelle moi-même le CROSS pour les prévenir de la situation afin qu’ils ne déclenchent pas les secours si quelqu’un les prévient qu’une planche dérive seule le long de la côte.

CE QUI M’A SAUVÉ : Etre en combinaison intégrale 3mm (flottaison et liberté de mouvement). Ensuite, ne pas paniquer. J’ai conscience avant de démarrer que ce genre de situation est un risque réel et j’étais mentalement prêt à l’affronter.

CE QUI AURAIT AIDÉ : Pour commencer, éviter cette zone risquée (j’ai sous-estimé le danger). Etre plus visible (tenue fluo). Avoir un gilet abdominal à déclenchement manuel (le gilet ceinture aurait été plus gênant qu’autre chose dans ce contexte). Avoir un téléphone/VHF ou un bracelet DIAL. J’aurais très bien pu atterrir dans une zone non visible et inaccessible aux piétons sans être capable de trouver de l’aide. Enfin, être en meilleure condition physique (entraînements d’apnée et de natation nécessaires pour affronter sereinement ces situations).

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